• STORM 1/2



    Nuit de jeudi à vendredi, 01H52.



    Ces 4 petites bougies sont mon seul éclairage disponible pour écrire ce soir... Petit retour de quelques heures....



    20h: Je trouve dans ma boîte mail pro un avis de tempête pour cette nuit. L'avis dit que l'état de Washington en a rarement vu des comme ça dans le passé, et conseille vivement la prudence sur les routes.
    Depuis quelques heures, le vent souffle devient particulièrement fort en effet, on aperçoit les carreaux du building d'en face trembler et se tordre sous la force des rafales.



    01H: Je quitte le studio direction l'arrêt de bus à 12 blocks à pieds. La scène est relativement impressionnante. Le vent s'engouffre dans le bâtiment en construction d'en face, faisant vibrer tout la structure, excitant les bâches par-ci par-là, le tout dans un vacarme assourdissant.
    Avez-vous déjà été sur le haut d'un falaise par jour de tempête? Je peux vous dire que le vent qui souffle là entre ces building est digne de ces moments-là. Il pleut par rafales. Je ne pense même pas à sortir le parapluie, le pauvre ne ferait pas 10 secondes. Une partie des lampadaires sont éteints, d'autres clignotent. Les feux tricolores suspendus à ces câbles sont ballonnés dans tous les sens, par moments ils sont presque à l'horizontale tellement le vent se fait violent.



    Du verre sur le sol, des pancartes publicitaires de rue montées sur ressorts sont plaquées au sol, une grande majorité est tombée par terre. Aux croisements de rues les vents s'inversent violemment, c'est surprenant. Un cadavre de parapluie jaune manque de m'embrocher, emporté par une rafale.
    Et toujours ce vacarme du vent entre ces toures de verre et d'acier.



    5 minutes d'attente, le bus arrive. J'ai de la chance, certains bus fonctionnant à l'electricité semblent inutilisables. Le chauffeur, un gros gars à l'allure sympathique nous presse de rentrer, et se moque de voir ou non notre ticket, il dit qu'il n'oserait refuser personne par ce temps. On croise sur le chemin plusieurs camions de pompier, toutes sirênes dehors. La scène est de plus en plus chaotique.



    Quand le bus passe sur ce pont que j'apprécie tant, il est en proie à tous les vent du coin, le conducteur tient fermemment le volant, c'est pas le moment de faire un écart bonhomme.



    Les vents sont encore plus violents sur les hauteurs. (rappel: Seattle est entourée de 7 collines, qui sont les cités dortoires de beaucoup de Seattleites)


  • Commentaires

    1
    Nymphe
    Samedi 16 Décembre 2006 à 09:49
    Hey little boy
    Thank you for the comment, comme eux ils disent sur myspace. Sympa d'être passé, ça faisait un bout de temps. J'aime bien la façon dont t'as rénové la bannière, et la photo individuelle est chouette aussi. Oui oui oui. Alors, une autre Katrina qui s'abat sur toi? Evite le coup de foudre, c'est juste un conseil. ;)
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